A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars, la coordonnatrice du collectif des associations féminines de #Beni, Antoinette Zawadi, s’est réjouie de l’engagement de la femme dans la lutte contre #Ebola. Selon elle, si les femmes n’étaient très présentes dans la riposte au début « pour diverses raisons », depuis, les choses ont changé ; elles sont de plus en plus actives dans la lutte.

« La femme n’a pas adhéré à la lutte contre la maladie à virus #Ebola tout d’abord parce que cela fait cinq ans que nous sommes dans la guerre. Les femmes, traumatisées par les déplacements massifs… Et ensuite il vient s’ajouter une maladie très contagieuse ; ça n’a pas été facile vu notre travail de tous les jours en tant que mère ; notre rend social et l’amour que nous avons pour la communauté », déclare-t-elle.

Antoinette Zawadi évoque également les difficultés qu’il y avait à différencier les symptômes d’#Ebola des autres maladies. « La femme est consciente qu’avec cette crise sanitaire, la situation n’a pas été facile puisque les signes d’#Ebola étaient les mêmes que ceux de la malaria et cela nous exposait plus. Car les équipes de la riposte pouvaient penser directement que c’est #Ebola, une fois qu’on tombe malade de la malaria », rappelle-t-elle.      

Mais grâce aux différentes sensibilisations menées dans la communauté par certaines associations de femmes et les équipes de la riposte, la femme a pris conscience de l’existence cette maladie.

 « Nous en tant que femme nous avons été sensibilisées et nous avons pris l’engagement de sensibiliser les autres. Nous sommes allez dans les ménages, les associations, les groupes et les églises pour dire aux femmes que cette maladie existe réellement et que nous sommes les premières victimes. Nous avons fait également des causeries éducatives, des dialogues entre les femmes, plusieurs activités qui ont fait que les femmes adhèrent à la lutte contre #Ebola », explique-t-elle.

La coordonnatrice du collectif des associations féminines de #Beni révèle aussi que des sensibilisations ont été même menées dans des lieux de deuils pour convaincre les femmes à ne pas toucher tout corps sans vie. Pour l’heure, alors que l’épidémie est presque maitrisée, Antoinette Zawadi appelle les femmes et les enfants à recevoir le vaccin pour se protéger contre le virus #Ebola.

« Il y a la vaccination géographique localisée qui est une nouvelle stratégie. Je demande à tout le monde d’y adhérer, surtout les femmes. Nous sommes plus exposées, nous voulons qu’un jour si #Ebola revenait ou d’autres épidémies, que nous soyons épargnées. Toutes les femmes, tous les enfants, je vous invite à allez-vous faire vacciner », exhorte-t-elle.

Rappelons que la dernière guérie d’#Ebola au Centre de Traitement #Ebola de #Beni est une femme habitante de #Muloku dans l’aire de santé de Kanzulinzuli. Depuis ce jour, aucune des 29 zones de santé affectées n’as notifié de nouveaux cas. Si la situation restait ainsi, la fin de l’épidémie sera déclarée le 12 avril, selon le Prof. Jean Jacques Muyembe en charge de la riposte.

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