Plus de 14 000 déplacés venus des différents villages du territoire de #Beni, à cause de l’insécurité, vivent depuis quelques semaines dans des familles d’accueil dans la ville de #Butembo et ses environs. Alors que la zone de santé de #Beni est la seule qui enregistre encore des cas d’#Ebola à ce jour, les habitants de la zone de santé de #Butembo qui n’a plus notifié de cas depuis près de 51 jours, craignent une importation du virus.

Ces déplacés sont identifiés par une ONG locale « Intégration sociale pour la Promotion des nécessiteux » (ISPRON) qui rassure la communauté quant à leur gestion et les dispositions prises pour éviter le pire. Car dès leur arrivée dans les familles d’accueil, les déplacés sont soumis à un contrôle sanitaire avant d’être enregistrés, a fait savoir Kambale Musanzi Elisha, représentant de l’ONG ISPRON.

« Nous demandons toujours aux déplacés de respecter les mesures de préventions, notamment se laver les mains et accepter de recevoir le vaccin contre la maladie a virus #Ebola. Au moment où ils arrivent dans la communauté, on leur pose la question de savoir s’ils se sont déjà fait vacciner. Si ce n’est pas le cas, ils sont orientés dans des formations sanitaires pour recevoir le vaccin », a expliqué Kambale Musanzi Elisha.

Mais aussi, chaque mardi, ces déplacés se rassemblent dans la cour de l’église catholique de #Butembo pour recevoir des informations sur la prévention de la maladie à virus #Ebola. Dans les quartiers et villages, les chefs de base veillent aussi à ce que les déplacés soient bien suivis. A #Kimbulu par exemple, le chef de cette entité demande à ce que tout déplacé en provenance des zones touchées par #Ebola soit suivi pendant trois jours par les relais communautaires.  

« J’ai été suivi pendant trois jours, le soignant prélevais mon sang juste pour vérifier si je ne suis pas contaminé par le virus #Ebola. Après le suivi je suis retourné dans ma famille d’accueil. Pour le moment, je me protège en me lavant les mains, même si je n’ai pas du savon je le fais avec la cendre. Je demande aux autres déplacés de faire la même chose car c’est juste pour se rassurer s’ils ne sont pas contaminés par le virus #Ebola », a-t-il témoigné Muhindo Muviri Jean de Dieu, un déplacé venu de #Cantine, dans la zone de santé de #Mabalako.

Notons que cette stratégie qu’applique les chefs de base de #kimbulu est également observée dans certains quartiers de la ville de #Butembo dans l’objectif d’éviter la résurgence de la maladie à virus #Ebola. Dans l’ensemble, les déplacés, notamment ceux venus de #Mangina et environs sont conscients de l’existence de la maladie à virus #Ebola.

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