Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent autour de l’action de « décontaminer » les endroits fréquentés par des cas confirmés d’#Ebola, notamment les toilettes. Une frange de la population pense que les agents en charge de ces activités déversent plutôt dans les toilettes des produits qui propageraient le virus Ebola.

Pour ces personnes, la décontamination serait plutôt une activité consistant à déverser dans les toilettes, des produits qui propageraient le virus #Ebola. En l’espace d’une semaine, plusieurs agents de décontamination ont été accusé de propager ainsi le virus #Ebola.

Pour taire ces rumeurs, le Dr Justus N’sio, coordonnateur de la riposte contre #Ebola de #Butembo justifie l’importance de cette activité. « Ce sont les toilettes qui sont les endroits qui doivent être bien décontaminés dans des lieux où il y a eu des cas confirmés d’#Ebola. Car les malades déposent une grande quantité de virus #Ebola aux toilettes », explique-t-il.

« C’est l’endroit où le patient a soit laissé la diarrhée, ses vomissements et autres liquides biologiques. Or nous savons que le virus résiste dans les liquides », précise le Dr Justus N’sio. C’est pourquoi après avoir décontaminé la chambre où a vécu le malade, ses vêtements et autres objets, il est important que les toilettes soient aussi décontaminées.
En effet, la décontamination consiste à utiliser des désinfectants pour pulvériser un endroit où l’on suppose qu’un cas confirmé d’#Ebola est passé. Selon Janvier Kakule Perusi, membre de la sous-commission prévention et contrôle des infections (PCI) de #Beni, pour décontaminer un endroit, l’on utilise juste de l’eau chlorée dans un pulvérisateur pour permettre de désinfecter en toute sécurité. Il n’y a donc pas d’autres produits chimiques que l’on déverserait dans les toilettes.
A noter que la décontamination est l’un des aspects essentiels de la prévention de nouvelles infections, dans la cadre de la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus #Ebola

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