Pour certains habitants de #Beni, l’enterrement digne et sécurisé (EDS), pratiqué en cette période d’épidémie d’#Ebola, « piétinerait » les us et coutumes de la communauté parce que l’on ne peut plus manipuler le corps d’un proche décédé. Mais d’autres habitants rejettent cette interprétation.
« L’EDS tient compte des us et coutumes de chaque personne, de chaque communauté et de chaque peuple. La seule chose qu’on demande à la famille c’est de ne pas toucher le corps », précise Cléophas Viavugha, superviseur de l’EDS de #Beni.
« Aujourd’hui on a intégré les gens de la communauté dans l’enterrement digne et sécurisé. Je ne vois pas là où on est en train de piétiner les us et coutumes », déclare une femme de #Beni.
Cléophas Viavugha, superviseur de l’EDS de #Beni comprend qu’il est difficile de demander à une personne de ne pas toucher le corps d’un proche. « Quand on demande à quelqu’un de ne pas toucher le corps, c’est lui demander quelque chose de difficile parce qu’en Afrique, nous respectons nos morts », reconnait-il.
« Mais en période d’#Ebola, on ne doit pas toucher le corps parce que qu’on ne pas si la personne est décédée d’#Ebola ou pas », justifie-t-il.
Pour Boniface Saidi Kakule, assistant d’histoire à l’Institut supérieur pédagogique de #Beni, la population devrait plutôt comprendre la situation actuelle que de spéculer sur une pratique qui vise à sauver des vies.
« Comme #Ebola est une épidémie qui est en train de sévir dans la région, nous devons tous adopter les recommandations du personnel de santé en rapport avec l’enterrement digne et sécurisé », estime-t-il.
Considéré comme l’un des moyens efficaces pour prévenir Ebola, l’EDS fait l’objet de plusieurs interprétations au sein des communautés.

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