A #Beni, des nouveaux cas d’#Ebola ont sensiblement augmenté ces dernières semaines. Une situation qui inquiète le coordonnateur local de la réponse à Ebola de #Beni, Dr Gaston Kyapenda.
« Les trois dernières semaines, nous avons eu, de façon générale, une augmentation des cas (…). Si nous comparons la semaine 19 et la semaine 20, il y a une augmentation de 44% de cas », a-t-il dit.
Selon le Dr Gaston Kyapenda, sur l’ensemble des nouveaux cas de contamination, six sur 10 sont provoqués par « une transmission autochtone », tandis que quatre sur 10 sont des « transmissions importées ».
Il attribue cette flambée des cas aux défi du suivi des contacts. « Il n’y a aucun cas d’#Ebola qui ne soit contact. Mais nous avons encore des défis à relever sur ce plan, étant donné que la résistance constitue encore un facteur qui limite le listage des contacts dans les communautés », -t-il relevé.
Il déplore que certaines personnes identifiées comme des contacts des malades refusent de se faire suivre ou de se faire vacciner. « Nous avons encore des contacts qui ne sont pas sur nos listes et qui sont potentiellement à risque », souligne le Dr Gaston Kyapenda.
« Si la population brûle les centres de santé parce que les centres de santé ont lancé l’alerte, si la population brûle les centres de traitement, on n’en finira jamais. On fera deux ans, trois ans, quatre ans avec #Ebola au Nord-Kivu et ce n’est pas normal », dit-il avant d’inviter la population à collaborer avec la coordination de la réponse pour mettre fin à #Ebola.
« Notre objectif, ensemble avec la population, c’est zéro décès d’#Ebola dans un premier temps et puis on arrête la chaîne de transmission, on éradique la maladie en quelques mois », conclut-t-il.

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