Les Centres de transit rapprochent la communauté des structures de prise en charge (Dr John Kombe)

Depuis quelques semaines, l’épidémie de la maladie à virus #Ebola est en baisse au Nord-Kivu. Et pourtant, des centres de transit (CT) se construisent dans certaines zones. Et la population ne comprend pas cette démarche. #KomaEbola est allé à la rencontre de la coordination locale de la réponse pour trouver des explications à ce sujet et répondre au questionnement de la population.

Dans une interview accordée à #KomaEbola ce jeudi, le coordonnateur de la riposte de #Butembo, le Dr John Kombe, reconnaît la baisse des cas et justifie la construction des CT par le fait qu’il y a des alertes validées au sein de la communauté qui doivent être suivies. Et les CT permettent de rapprocher la communauté des structures de prise en charge des malades et des cas suspects.

« Si on construit des centres de transit ainsi que les différentes structures de prise en charge des malades d’#Ebola, c’est pour rapprocher la communauté de ces unités de prise en charge. On a eu un bon nombre d’alertes dans ces différentes zones #Kalunguta, #Musienene et même #Kyondo », déclare le Dr John Kombe.

En effet, les données statistiques quotidiennes montrent une baisse réelle d’infections au virus #Ebola au Nord-Kivu ces dernières semaines. De nouveaux cas sont de moins en moins. Dès lors, la communauté ne comprend pas que l’on continue à construire des centres de transit, notamment à #Kalunguta, #Kahamba et #Musienene, dans la sous-coordination de #Butembo.

Mais le coordonnateur local de la réponse précise : « Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de cas à #Butembo que cela veut dire qu’#Ebola est fini. (…) #Butembo est une grande ville où il y a un afflux de la population. Les gens viennent de partout, nous sommes entourés d’autres zones de santé qui continuent à produire des cas », souligne-t-il.

Selon le Dr John Kombe, la situation épidémiologique évolue dans un bon sens, mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde. « Il faudra comprendre que #Kalunguta n’est pas loin. Il y a une communication entre #Beni, #Kayna et #Kalunguta. Si quelqu’un de quitte #Kalunguta pour #Butembo, personne ne va l’empêcher. Un contact qui est dans sa période d’incubation qui vient et commence les signes ici générer des contacts. Donc on n’est pas à l’abri », a prévenu le coordonnateur.

A ce jour, la sous-coordination de #Butembo a un cumul de 1552 cas enregistrés dans les 12 zones de santé. Pour le moment, seule la zone de santé de #Kalunguta compte encore de cas confirmés d’#Ebola.

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